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Le chariot Filoguidé |

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Un projet pluridisciplinaire : LE CHARIOT FILOGUIDE
But :
Regrouper au
sein dun seul et même projet, des disciplines aussi diverses que
lélectronique analogique,
linformatique industrielle ou lélectronique de puissance.
Mots
clés : Filtrage Analogique - Modulation en Largeur dImpulsions (MLI)
- Multiplexage
1) Principe
de guidage du chariot filoguidé:
Un fil
électrique est parcouru par un courant sinusoïdal de fréquence fixe comprise entre
20kHz et 100kHz et damplitude 1A.
Ce courant engendre un champ électrique détecté par deux capteurs solidaires du chariot
(Fig.1) .
Les signaux issus de ces bobines sont amplifiés, filtrés, redressés et
différentiés.
Le signal ² écart² ainsi obtenu est
représentatif de la position du chariot par rapport au fil (Fig.2) .
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Ce type
de chariot offre la possibilité de créer des circuits à plusieurs boucles de
courant.
Chaque boucle mitoyenne est parcourue par
un courant à une fréquence différente de ses voisines (Fig.3 ) .
Le choix de la fréquence de chaque
boucle est fait de telle sorte que les harmoniques dun signal dune des
boucles,
ne perturbent pas le signal issu dune autre boucle.
Notre projet comporte quatre boucles de
courant. Le choix de la boucle à suivre peut être fait par le superviseur,
en sélectionnant la fréquence centrale Fo du filtre passe-bande.
Un dialogue est donc indispensable entre
chariot et superviseur à chaque tronçon commun.
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2) La mécanique :
Comme
toujours dans ce type de projet, on saperçoit vite que le ² bricolage² reste la solution la moins
onéreuse et la plus adaptée (Fig.7).
Un châssis rudimentaire, deux moteurs
dessuie-glace ( récupérés à la casse ), des pignons et des chaînes plastiques (
pour minimiser le poids ),
deux roues tractrices et directrices et une roulette avant libre vont constituer notre
tricycle.
3) Les
moteurs :
Les moteurs
déssuie-glace savèrent tout à fait adaptés à ce type
dutilisation.
Le couple en sortie de réducteur est
important, ils sont silencieux et la plupart dentre eux possèdent deux vitesses de
fonctionnement .
Cette dernière particularité permet le ralentissement du chariot lors de virages serrés
ou lapproche en douceur de points particuliers du site.
Ils présentent néanmoins deux
inconvénients :
- le premier est
électrique : un des pôles dalimentation de ces moteurs est relié à
larmature.
Comme ceux-ci sont montés tête-bêche et tournent donc dans le sens contraire lun
de lautre, il est nécessaire de les isoler électriquement du châssis du chariot
sous peine de court-circuit.
- le deuxième
est mécanique : laxe du rotor devra être rendu solidaire dun pignon denté.
l faudra donc choisir des moteurs ayant un axe suffisamment long pour permettre cet
accouplement. |
| 4)
Le générateur de fréquence de boucle : Chaque boucle de
fréquence Fi ( Fig.3) est parcourue par un courant sinusoïdal généré par
un oscillateur réalisé à laide dun circuit spécialisé XR2206.
Lajustable PF permet de régler la fréquence de loscillateur et PA
lamplitude de la sinusoïde de sortie.
La puissance est fournie par deux transistors complémentaires montés en ² PUSH-PULL² sur un dissipateur
thermique.
Les fréquences sont choisies de telle
manière que les harmoniques de lune ne viennent pas perturber les fondamentales des
autres.
Il y a autant de générateurs que de boucles sur le site.
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5) Lasservissement de position :
5-a) Les
capteurs :
Les
capteurs de position sont des solénoïdes constitués dun barreau de ferrite de 5cm
de longueur
et de 5mm de diamètre, sur lequel sont bobinées, sur deux couches, 100 à 150 spires de
fil de cuivre émaillé de diamètre 0.35mm.
( Le nombre de spires nest pas critique ).
Le tout est entouré de gaine thermo-rétractable.Ces capteurs sont fixés à lavant
du chariot, espacés de 3 à 4 cm .
Lespacement et la hauteur par rapport au sol doivent être réglables mécaniquement
de façon à assurer le meilleur déplacement possible du chariot.
Soit
L linductance dun capteur et
I = A.sin(wit) le courant
circulant dans la boucle de fréquence Fi.
La tension issue de ce capteur est
égale à : E =a
. L.dI/dt soit :
E = a . L.A.wi.cos(wit)
a est un
coéficient fonction du couplage entre la boucle est le capteur
et donc
Emax
= K.wi
Cette tension
est donc proportionnelle à la fréquence de la boucle, ce qui est gênant si lon
souhaite asservir de la même façon quelle que soit la boucle à suivre.
Ce problème peut être résolu en
choisissant une résistance de boucle R (Fig.3) proportionnelle à la fréquence de la
boucle.
Par exemple si F2 =
1.3.F1 alors R1 =11 ohms et R2» 15 ohms .
Une autre solution consiste à réaliser
un filtre passe-bande par boucle, dont le gain et la fréquence centrale sont réglables
et de sélectionner la sortie du filtre correspondant à la fréquence de la boucle que
lon souhaite suivre, par un multiplexeur. |
| 5-b)
Le filtrage : Le schéma fonctionnel de lasservissement de
position est représenté Fig.6.
Il diffère légèrement du schéma originel (Fig.2).
Plutôt que de déplacer la fréquence centrale dun filtre passe-bande, nous avons
utilisé quatre filtres de fréquence centrale fixe.
Le gain de chaque filtre passe-bande est réglé de manière à obtenir en sortie de
filtre une tension identique,
quelle que soit la fréquence de la boucle suivie, lorsque le chariot est centré sur le
fil.
Cette solution, plus lourde en composants, savère beaucoup plus aisée à régler.
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| 5-c) Schéma électronique : Filtrage et
sélection de boucle
Le filtre passe-bande utilisé est basé
sur une structure à variable détat à deux AOP*.
La fréquence centrale est réglée par
lajustable PR1 et le niveau de sortie par PG1.
Fréquence centrale et largeur de bande
sont indépendantes lune de lautre, cest la raison du choix de cette
structure.
La sélection de la boucle à suivre se fait par deux entrées binaires du
multiplexeur.
5-d)
Redressement et soustraction
Les
AOP A1 et A2 assurent la fonction de redressement sans seuil,
indispensable si lon veut un suivi correct de la boucle lorsque le chariot est
centré.
Le soustracteur est réalisé à laide de A3.
Le niveau du signal est adapté à
laide du dernier étage A4.
Le signal ²
Ecart² obtenu
est représentatif de la position du chariot par rapport au fil, quelque soit la boucle
choisie.
6) La commande des moteurs :
Le principe de guidage de ce chariot est assimilable à
celui des véhicules chenillés.
La rotation du chariot est obtenue en diminuant la vitesse dun moteur par rapport à
lautre( Fig.4).
Un meilleur asservissement est obtenu en faisant tourner les deux moteurs à 90% de leur
vitesse max. en ligne droite,
ce qui permet daugmenter la vitesse de rotation dun moteur à 100% tout en
diminuant la vitesse de lautre.
Cela a pour effet de minimiser leffet de ² pompage² du chariot en ligne droite.
La vitesse de rotation des moteurs
est obtenue en créant à partir du signal ² Ecart² , deux signaux carrés à rapport cyclique variable MLId
et MLIg (Fig.5).
Ce rapport cyclique est inversement proportionnel à lamplitude du signal ² Ecart² .
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6-a) La conversion Ecart / MLI :

Le signal ² Ecart² est réglé de telle sorte
quil soit compris entre +1V et -1V lorsque le chariot est excentré de 10cm par
rapport au fil (-1V à droite +1V à gauche ).
Ce signal est nul lorsque le chariot est
correctement centré ( Fig.4)
Il faut maintenant convertir ce
signal ² Ecart² en deux signaux ² MLId² et ² MLIg² qui seront appliqués aux
deux moteurs.
( MLI : Modulation en Largeur dImpulsion)
Un étage de puissance muni dune
limitation en courant est indispensable pour éviter la destruction des transistors lors
du démarrage du chariot,
ou si lun des deux moteurs venait à se bloquer.
6-b)
Schéma électronique Ecart / MLI :

Les ajustables P1 et P2
permettent de régler le rapport cyclique des signaux MLI à 95% lorsque le chariot est en
ligne droite.
Le signal ²
Ecart² est
redressé et comparé avec un signal triangulaire issu dun oscillateur constitué
des deux AOPs A11 et A12.
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| 6-c)
Loscillateur de signaux triangulaires : La fréquence de cet
oscillateur est fonction du type de moteur utilisé, ici 1kHz. Lajustable Poff
permet de régler loffset de ce signal triangulaire.
6-d)
Commande des moteurs et sécurité :
Létage
de puissance de la commande des moteurs est assuré par deux paires de transistors T1,
T2 et T3, T4 montés en Darlington.
T2 et T4 doivent être correctement refroidis. D1 et D3
sont des diodes de roue libre et D2 et D4 sont destinées à
améliorer la commutation de T2 et T4.

La
sécurité est assurée pour chaque moteur par deux AOPs. Pour le moteur droit :
la tension aux bornes du shunt Rs est
proportionnelle au courant circulant dans le moteur Md.
Cette tension est comparée à une
tension de référence maximum ajustée par Ps1.
Lorsque le courant dépasse la valeur maximum, la sortie de lAOP A1 passe
au niveau bas,
ce qui a pour effet de forcer la sortie de la porte 4073 à zéro et donc de bloquer le
transistor de puissance T2.
Cette limitation en courant est
visualisée par deux diodes électroluminescentes DEL1 et DEL2.
Un arrêt durgence est prévu à
toutes fins utiles. |
| 7)
L alimentation : Lénergie électrique du chariot est
fournie par une batterie de voiture de 12V/35Ah.
Le montage ci-dessous permet de
réaliser, à partir de cette batterie, une double alimentation symétrique +/-6V non
stabilisée,
pour toute la partie analogique de lélectronique du chariot, ainsi quune
alimentation stabilisée 5V pour la partie numérique.
Il ne faut pas confondre la masse du chariot qui correspond au potentiel -6V et le 0V qui
lui est flottant .
Les transistors de puissance ainsi que le
régulateur doivent être correctement refroidis.
Exemple de réalisation de la carte
Alimentation
8)
Lenvironnement:
Indépendamment
des bobines de position, le chariot est hérissé de capteurs ( Fig.7) :
- une couronne solidaire dune des
deux roues arrières est percée de 40 trous.
Cette couronne permet, grâce à une fourche opto-électronique, davoir une
information sur la vitesse du chariot et donc sur sa position ( 40 impulsions = 51 cm )
- un capteur infra-rouge à réflexion
permet une remise à zéro de la position du chariot sur le site
- un radar à ultrasons, monté sur
laxe dun moteur pas à pas, détecte déventuels obstacles dans un angle
de 90° à lavant du chariot.
Un contrôle de létat de charge de
la batterie, permet au chariot de se déplacer automatiquement sur une boucle de
maintenance, où il trouvera lui-même son chargeur.
Une commande manuelle, simulant le
signal ² Ecart² , permet de déplacer le
chariot lorsque celui-ci ne se trouve pas sur une boucle de courant.
On peut également envisager un lecteur
de codes à barres permettant des prises de décisions sur les différents aiguillages du
site.
Toutes les cartes électroniques sont
réalisées au format simple Europe et sont installées dans un rack prévu à cet effet.
9) Le
dialogue PC/Chariot :
L
intelligence de ce chariot filoguidé est confiée à une carte microcontrôleur 8031 .
Celle-ci gére toutes les entrées/sorties capteurs ainsi que la transmission de données
avec un PC.
Deux modules HF se chargent de cette
transmission RS232. Elle seffectue sous forme de trames, sous protocole RTS/CTS à
1200 bits/s en Half Duplex.
Ces modules HF peuvent être développés, mais il existe sur le marché des produits
efficaces, bon marché, homologués PTT et dune portée tout à fait suffisante.
Le logiciel implanté sur cette carte
microcontrôleur, transmet une information à chaque mètre parcouru vers un ordinateur
disposant dun module HF récepteur. Lopérateur peut intervenir sur le
déplacement du chariot grâce à système de supervision.
Le recalage précis du chariot sur le site se fait à laide dun module
émetteur/récepteur infrarouge, qui envoie un top de synchronisation
lorsque le chariot passe devant un catadioptre fixé à un point particulier du site.
Conclusion :
Ce projet est
relativement important et il nest pas raisonnable de penser quil puisse être
achevé en une année,
compte tenu du volume horaire imparti aux projets en deuxième année dIUT.
Mais ceci nest pas un frein à la motivation des élèves qui finissent par
considérer le chariot filoguidé comme la mascotte du département.
Avec un minimum de débrouillardise le coût en matière duvre de ce projet
reste très faible surtout si on le compare à sa richesse sur le plan pédagogique.
Bibliographie
:
MEMOTECH
ELECTRONIQUE CHAUVEAU, B&G CHEVALIER Casteilla 1997
MICROCONTROLEURS 8051 ET 8052 B.ODANT
Dunod 1979
LELECTRONIQUE PAR LE SCHEMA
H.SCHREIBER Dunod 1993
SCHEMAS ET CIRCUITS ELECTRONIQUES
R.BOURGERON Dunod 1995
AMPLIFICATEURS OPERATIONNELS 1&2
M.GIRARD Mc Graw-Hill
LES FONCTIONS ESSENTIELLES EN COMMUTATION
C.VERBEEK Dunod
DATA HANDBOOK 80C51 - based 8-bit
Microcontrollers Philips 1992 |